À propos...
- comment suis-je arrivé là ?
- un chapitre dont on pourra
se dispenser…
Avant-propos
« hasards ? prédispositions ? circonstances ? »
Dans cette page, on va voir pourquoi et comment un « officier sur porte-avions » devient sur le tard patron-pêcheur indépendant. Un itinéraire peu courant : de cadre commercial dans un grand groupe à graphiste solitaire. L’intérêt de l’histoire doit être relatif pour certains : partez si vous redoutez la touche d’auto-satisfaction qui pourrait apparaître involontairement …
- le hasard ? Il se manifeste à de nombreux moments. J’en ai tiré un grand profit.
- les circonstances ? Certainement. La période traversée est riche en innovations considérables, et en occasions offertes de rebondir.
- une prédisposition ? Peut-être, si on en juge à des activités de l’enfance vers lesquelles on revient des dizaines d’années plus tard.
J’ai parlé d’auto-satisfaction. Il en faut peut-être un peu. Graphiste, je suis généralement satisfait des résultats, mais je suis souvent dans le doute. Je mesure le gouffre qui me sépare des vrais talents. Je ne suis ni le Wes Anderson de l’animation, ni un Jean-Paul Goude du design. Ça se saurait. J’admire ces gens-là. Plutôt un amateur éclairé.
Mon mérite aura été de faire des bons choix aux bons moments, avec un peu de jugement et en gardant un goût pour le principal : le fun.
« petit déjà »
C’est une époque où on sort beaucoup au cinéma en famille. Je suis très favorisé. Encore très jeune, « Le dictateur » m’influencera à tous les égards. C’est mon premier grand souvenir de cinéma.
Entre 7 et 8 ans : une boite de chaussures percée d’une fenêtre. Des dessins sur une bande de papier de calculatrice. On tire la bande devant la fenêtre, ou on la fait avancer enroulée sur un crayon. Et ça devient un succès devant un public conquis. Ah Ah Ah !
Le projecteur Lapierre 9,5 mm. Un « cadeau du Père Noël ». Avec les 12 films arrivés progressivement, j’ai passé des heures et des heures. Mickey, Minnie, Charlot. Aujourd’hui, il ne me manque que la lampe – introuvable – pour que tout reparte.
en avant marche
Le service militaire « obligatoire ». Sous-lieutenant.
Affecté par pur hasard dans les Transmissions, je m’apprête à découvrir un domaine inconnu : les télécom. Ingénieur diplômé, je n’y connais rien du tout. Je m’attendais à devenir compétent dans la perspective d’un futur encore peu clair. Seize mois plus tard je n’aurai parcouru que quelques mètres sur la question.
(NB : l’arme des transmissions a pour vocation la mise en place de réseaux de télécommunications très puissants, déployés sur le front au service d’un Corps d’armée. C’est donc du lourd, bien loin du petit poste radio portatif. De la haute technologie).
Mais j’aurai tiré profit de ce passage, en posant le pied pour la première fois dans la communication et le relationnel, avec la surprise d’y trouver une certaine réussite et des satisfactions personnelles.
Les Télécom, ce sera pour plus tard.
professeur cosinus
Jeune ingénieur avec quelques connaissances en « physico-chimie des hautes températures », je suis embauché dans le laboratoire de recherche d’un groupe industriel français. L’époque est marquée par deux grands projets nationaux, initiés par un général historique.
La recherche scientifique est passionnante, « si on a la passion ». Le problème est qu’on ne trouve pas quelque chose tous les deux jours, loin de là… J’aurai déposé un brevet plutôt original, j’aurai rempli l’essentiel de mon contrat. Mais j’ai vite pris conscience que mon destin était autre part.
Justement, un truc fou était sur entrain d’émerger : l’informatique. Seules quelques rares organisations s »y étaient mises, tout restait à faire. Dans les très grands groupes d’abord, bien plus tard les PME. La micro-informatique n’était même pas un fantasme. C’était de la science fiction, à un moment où un simple écran connecté était du rêve.
Quel rapport entre ce passage dans la recherche et l’animation et le webdesign de maintenant ? Aucun. J’aurai simplement compris que le métier de chercheur n’était pas pour moi, et qu’il fallait pas insister là où il n’y a pas de désir.
chez les bleus
« Exit la recherche, place au big business »
J’entre dans la phase principale de ma vie professionnelle, au sein de la division commerciale d’une compagnie d’informatique d’origine US, la plus renommée (avec le bleu pour le logo).
Ingénieur technico-commercial puis chef de département commercial, puis manager marketing. 25 ans dans un milieu exigeant mais enthousiasmant.
Ces nombreuses années m’auront permis de développer une grande expérience dans la gestion de projets complexes, le management des personnes, le marketing et la communication.
Ultime aventure, en rapport avec aujourd’hui : à la veille de quitter cette entreprise, alors manager du marketing Presse et Medias, je passe 3 semaines au congrès NAB de Las Vegas (National Association of Broadcasters). J’y suis allé en prévision de l’annonce probable d’un super calculateur dédié au cinéma professionnel d’animation (Star Trek et autres) sur le point d’être commercialisé en Europe.
Mon employeur venait de recruter plusieurs spécialistes de Disney dans cette perspective. Auprès d’eux j’ai eu un bel aperçu des logiciels d’animation professionnels. Une découverte. Des garçons exceptionnels de gentillesse et de compétence, en bermudas et chemises à fleur fraichement débarqués dans le monde des costumes bleus. Hi ! Sean, if you read this…
Trois semaines de cours intensifs, un déclic s’est produit dans ma tête. Peu après, j’ai retrouvé sur le marché français les mêmes logiciels sur PC à des prix devenus acceptables, avec les mêmes fonctions. C’est une des raisons qui m’ont conduit dans mon activité actuelle..
bye bye birdie
« imprévisible »
En 1996 une occasion unique s’offre à moi : quitter volontairement un job et une entreprise dans laquelle je m’épanouissait pour prendre le grand large dans des conditions favorables. Un évènement qui survient un beau jour, sans prévenir. Une fois la surprise passée, je réponds OUI avec plusieurs centaines d’autres.
Un départ dans la sérénité, mais dans l’inconnu.
graphiste
Me voilà dehors…
Il faut bien quelques semaines pour s’y faire. Quelle va être cette nouvelle vie ? Vers où aller ?
Après une auto-analyse sérieuse depuis une méthodologie de l’APEC à 15 Euros (merci l’APEC) je choisis une reconversion comme graphiste. La méthode reposait sur ces questions simples : où avez-vous réussi et pourquoi ? qu’avez-vous aimé / pas aimé dans le passé? quels sont vos talents cachés ? que voudriez-vous ne pas faire etc.
Deux semaines de réflexion et je vais tenter le métier graphiste : logos, affiches, annuaires, flyers… Tout à apprendre à nouveau sur les logiciels, l’imprimerie, les concepts de design. Je demande à une agence de com de m’accepter en stage d’observation non rémunéré. Une découverte : Photoshop, la retouche photo de portraits déjà parfaits à mon sens, le soin extrême à tous niveaux, le goût du détail, les messages chocs.
Je crée une SARL avec un ami félin : le chat qui montre son nez sur cette photo. Un gars formidable, diplômé de la SPA. Son matricule sur l’oreille, ABK 299, va entraîner le nom de la SARL « Atelier ABK ». Il sera nommé Président d’honneur dans tous les documents administratifs, et son nom reposera pour l’éternité dans les fichiers de l’administration fiscale. Du jamais vu, je lui dois bien ça.
Après un an c’est l’engrenage positif : en balade à la FNAC, j’achète par curiosité le livre « HTML pour les nuls ». Le soir même j’avais une petite page qui s’affichait sur internet. Ça m’a semblé enfantin. J’ai compris plus tard que c’était moins simple. Après avoir fait mon premier site pour Atelier ABK, je propose à une amie graphologue de lui faire un site gratuit. Le site a du succès, j’en suis le premier surpris. Peut-être un avenir là-dedans ? C’est le début du bouche à oreille avec des amis et des amis d’amis. Un musicien, un autre, une association, un syndicat inter-professionnel, le Festival de Cannes. Le truc fonctionne.
Les films d’animation viendront plus tard.
J’en suis là.

quelques succès reconnus
Site de graphologie – Cabinet Françoise Bourdon
- classé dans les 100 meilleurs sites francophones par « Le Guide Microsoft Network » en 1997
- et dans les 100 meilleurs sites personnels par L’Express en 1999 : « …très joli site, érudit, complet, chaleureux, empreint d’une poésie tout en pleins et en déliés… »
Site du musicien Jean-Jacques Milteau – Bluecity
- distingué par Netsurf pour la qualité de son graphisme en 1998
- et par Webivore Knowledge Systems en 1999 :
« We find values to this Web site and we have included it in our collection of educational web pages. This collection is an index of the best Web sites found and reviewed by our content experts and editors to help students and educators find accurate and useful information on the Web » - award « Aigle du Web » en 1998
Film d’animation : « Furanzu »
- « à la une » de Monsieur Cinéma en mars 2003 (lire ici la critique)
- une version en espagnol a été présentée en « pelis invitadas » sur le site Canal+ Madrid en février 2003 (www.notodofilmfest.com)
Enfin et surtout,
Atelier ABK s’enorgueillit d’entretenir des relations privilégiées avec ses clients.
Tout ceci pourrait ressembler à un bilan de clôture. En aucun cas. Vous n’avez encore rien vu…
Selon moi
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